jeudi 23 juin 2016

La quête du bonheur

Est-ce que ça se pourrait que notre quête (très à la mode) du bonheur nous rende malade, stressé ou à tout le moins plus nerveux qu'avant?

Sans aucune étude scientifique ni recherches poussées, je peux affirmer que oui. Et j'arrive à cette conclusion si hâtive en constatant que plus on pense, moins on vit l'instant, moins on est heureux.

Penser et poser des actions concrètes pour être heureux, c'est correct. Mais se faire un horaire pour pouvoir intégrer tous les judicieux conseils de nutrition, d'exercices, de méditation, de jeux, de calme, de moments d'amitié, de moments familiaux, de moments de solitude et tout le tralala, ça rend dingue. Non?

Mon seul conseil, pour l'avoir vécu, pour le vivre encore et pour ne vouloir que ça au fond : vivre l'instant. Qu'il soit triste, joyeux ou énervant, vivons-le. Tout sauf être absent. Car en étant présent à chaque moment, pour soi, on évolue naturellement, on comprend plus facilement notre être, nos blessures, nos réactions. Être présent pour soi, c'est également revenir sur une mauvaise parole et s'excuser simplement, pour se libérer.

Vous êtes là où vous devez être. Alors relaxez!

jeudi 9 juin 2016

Pèlerinage de Saint-Déménagement-de-Compostelle

Il y a quelques semaines, je suis enfin déménagée chez mon amoureux.

Précédemment, il y eut un épisode de larmes; seule dans ma maison, retirant les photos une à une de mon mur des célébrités, je me sentais indigne de quitter cette belle demeure tant désirée.
Ensuite, tout vider : les armoires, les gardes-robes, les meubles, la remise, le frigo...
Et ensuite, tout remplir un endroit déjà bien rempli. Pas trop rempli, mais complet, déjà. Ça m'a déstabilisée, même si j'étais bien au courant que mon chum n'attendais pas mon arrivée dans sa vie pour compléter son set de vaisselle, le salon et tout ça. J'ai été découragée, j'ai laissé le sous-sol enseveli de boites les unes par-dessus les autres à côté de mes vieux meubles laissés pour compte.
Et puis maintenant, boite par boite, je me refais des repères. J'insère ma tasse "Bon matin le chat!" parmi les huit Trudeau déjà dans l'armoire. Je m'approprie le tiroir de droite du meuble de salle de bain pour y déposer mon attirail buccal. Mes vêtements sont maintenant tous suspendus ou rangés dans les tiroirs.
Mon amoureux me laisse aller, il observe, me rassure. Il fait subtilement un peu de place ici et là. Parfois, il claironne même "fais donc ce que tu veux, j'te fais confiance, ma chiri". Réorganiser les armoires de cuisine me permet donc de me sentir chez moi mais aussi d'épurer, de voir de l'espace entre les objets. Ça crée en moi un sentiment de racines solides, voir de l'espace entre les objets. Folle, vous direz? Peut-être. Mais j'ai appris à me fier à mon sentiment profond pour me sentir réellement bien.

Même si l'adaptation a été très rapide en surface, je m'encre tranquillement. Mon esprit prend son temps pour apprécier chaque changement, chaque nouveauté. Il pose son regard doux et bienveillant sur ce nouvel environnement pour le faire devenir mon entier havre de paix.

C'est comme pour perdre du poids : si on est trop drastique, on reprend tout assez vite.
Voilà pour la métaphore. BAM!