dimanche 10 juillet 2016

Le blog fête sa décade!

Ce blog a bien 10 ans! J'en suis la première étonnée. Beaucoup de billets inutiles, quelques-un auxquels j'attache une amitié particulière et d'autres seulement pour le plaisir de lire.

Pour fêter ça, je fais un sacré ménage! Il me semble avoir parcouru tant de chemin depuis 10 ans que plusieurs billets n'ont plus leur place. J'ai fait la paix avec plusieurs situations, personnes et avec moi-même. Ma manière de réagir par le passé m'a fait écrire plusieurs choses que je juge plus débiles qu'indélébiles.

Démarrons une belle décennie toute propre.

jeudi 23 juin 2016

La quête du bonheur

Est-ce que ça se pourrait que notre quête (très à la mode) du bonheur nous rende malade, stressé ou à tout le moins plus nerveux qu'avant?

Sans aucune étude scientifique ni recherches poussées, je peux affirmer que oui. Et j'arrive à cette conclusion si hâtive en constatant que plus on pense, moins on vit l'instant, moins on est heureux.

Penser et poser des actions concrètes pour être heureux, c'est correct. Mais se faire un horaire pour pouvoir intégrer tous les judicieux conseils de nutrition, d'exercices, de méditation, de jeux, de calme, de moments d'amitié, de moments familiaux, de moments de solitude et tout le tralala, ça rend dingue. Non?

Mon seul conseil, pour l'avoir vécu, pour le vivre encore et pour ne vouloir que ça au fond : vivre l'instant. Qu'il soit triste, joyeux ou énervant, vivons-le. Tout sauf être absent. Car en étant présent à chaque moment, pour soi, on évolue naturellement, on comprend plus facilement notre être, nos blessures, nos réactions. Être présent pour soi, c'est également revenir sur une mauvaise parole et s'excuser simplement, pour se libérer.

Vous êtes là où vous devez être. Alors relaxez!

jeudi 9 juin 2016

Pèlerinage de Saint-Déménagement-de-Compostelle

Il y a quelques semaines, je suis enfin déménagée chez mon amoureux.

Précédemment, il y eut un épisode de larmes; seule dans ma maison, retirant les photos une à une de mon mur des célébrités, je me sentais indigne de quitter cette belle demeure tant désirée.
Ensuite, tout vider : les armoires, les gardes-robes, les meubles, la remise, le frigo...
Et ensuite, tout remplir un endroit déjà bien rempli. Pas trop rempli, mais complet, déjà. Ça m'a déstabilisée, même si j'étais bien au courant que mon chum n'attendais pas mon arrivée dans sa vie pour compléter son set de vaisselle, le salon et tout ça. J'ai été découragée, j'ai laissé le sous-sol enseveli de boites les unes par-dessus les autres à côté de mes vieux meubles laissés pour compte.
Et puis maintenant, boite par boite, je me refais des repères. J'insère ma tasse "Bon matin le chat!" parmi les huit Trudeau déjà dans l'armoire. Je m'approprie le tiroir de droite du meuble de salle de bain pour y déposer mon attirail buccal. Mes vêtements sont maintenant tous suspendus ou rangés dans les tiroirs.
Mon amoureux me laisse aller, il observe, me rassure. Il fait subtilement un peu de place ici et là. Parfois, il claironne même "fais donc ce que tu veux, j'te fais confiance, ma chiri". Réorganiser les armoires de cuisine me permet donc de me sentir chez moi mais aussi d'épurer, de voir de l'espace entre les objets. Ça crée en moi un sentiment de racines solides, voir de l'espace entre les objets. Folle, vous direz? Peut-être. Mais j'ai appris à me fier à mon sentiment profond pour me sentir réellement bien.

Même si l'adaptation a été très rapide en surface, je m'encre tranquillement. Mon esprit prend son temps pour apprécier chaque changement, chaque nouveauté. Il pose son regard doux et bienveillant sur ce nouvel environnement pour le faire devenir mon entier havre de paix.

C'est comme pour perdre du poids : si on est trop drastique, on reprend tout assez vite.
Voilà pour la métaphore. BAM!

mardi 1 mars 2016

À la claire fontaine

Le temps file et je n'ai rien partagé ici. Dans ma bulle, je protège mon bonheur. Du même coup, un peu repliée, repoussant les être aimés, pour vivre mes défis par l'intérieur. Car ils arrivent comme des hyènes affamés sur mon coeur naïf, ces défis que j'ai pourtant voulus : quitter mon emploi, vendre ma maison, emménager chez mon amoureux. D'un coup, quand ces grandes décisions se concrétisent, elles me rentrent dedans comme une hirondelle dans une belle porte patio propre.

Même si c'est toujours ce que je veux, et que ça se passe exactement comme je le désirais, je dois avouer à contrecœur que c'est difficile. Difficile de me voir prendre le mini bureau du fond pendant que ma remplaçante tente de rester à flot dans toutes les tâches en apprentissage. Difficile de laisser aller des projets que j'avais en mains depuis plus de 6 ans. Difficile de voir des gens défiler dans ma maison, le rêve d'une meilleure demeure dans les yeux. Difficile de voir mon amoureux se démener pour me faire de la place chez lui, me faire ma place. Difficile d'être séparée de lui pendant la semaine, tout en ayant un grand besoin de solitude. Difficile de ne pas pouvoir partager ces grandes inquiétudes et ces grands bonheurs avec ma mère, qui serait enfin si heureuse pour moi.

Malgré tout ça, je suis heureuse de la décision que j'ai prise, heureuse de suivre mon coeur enfin pour vrai, que j'ai pris le temps d'écouter en fait. Heureuse de changer mon avenir, d'amener un mouvement dans ma vie.

Merci d'être ici, vous. Ne demandant rien, vous êtes toujours là. Vous me faites du bien.

Merci.

dimanche 17 janvier 2016

Interprétation

J'écoute beaucoup de musique. J'aime le mélange des sons, des instruments, des paroles. Toutes sortes de musique. J'aime tout ce que l'humain peut inventer avec son esprit; cette capacité de création me fascine.

Tantôt en voiture, j'écoutais le nouveau disque de Monsieur Leloup. J'adore cet album doux et naïf. Toutes ces chansons ont un sens, un "meaning" qui est relativement clair.
Je suis ensuite passée à Karim Ouellet, que j'adore aussi. Et j'ai réalisé que le sens des chansons est pas mal moins évident, que je m'en fais peut-être une interprétation erronée.

Pensez-vous que les artistes sont déçus/insultés/fâchés, si on ne comprend pas l'interprétation qu'il voulait donner à une toune?

Ça m'obsède un brin soudainement. Comme si j'avais honte, comme si je ne pouvais aimer un artiste que je ne comprends pas totalement...