mercredi 31 décembre 2014

Amour

J'aimerais te prêter mes yeux pour regarder tout l'amour que tu dégages.
- un ami de là-bas



Il y a presque 6 mois, j'ai vécu une semaine merveilleuse qui m'a libérée de mon être épeuré, vous vous souvenez de ce billet? Il y a deux semaines, j'y suis retournée pour la 2e partie. Une autre semaine d'enseignement pour comprendre les racines de mes comportements malsains, cette fois. D'où viennent tous ces mécanismes de défense et comment vivre aujourd'hui avec ça? C'est ce que j'ai appris. J'ai décrassé mes racines au complet, jusqu'au bout. J'ai nettoyé mes parents et mes anciennes relations amoureuses. J'en suis ressortie avec la sagesse de savoir où commence ma responsabilité et où elle s'arrête. La seule responsabilité que j'ai est celle de mes pensées et mes comportements au moment présent. Elle est énorme mais simple. Ça allège mon être. J'ai les épaules moins larges.

J'ai quand même le ciboulot qui se fait aller pas mal. Je suis une fille d'action et une fois les solutions déterrées et devenues évidentes, ça doit bouger, ça doit aboutir. Mais un travail sur soi-même n'a pas de résultats instantanés et permanents. C'est un effort constant à fournir pour le reste de ses jours et j'en suis là, à l'accepter. Je vois tout de même une grande différence par rapport à il y a quelques années où j'aurais flambé toute mon énergie en 24h après être sortie de ce séminaire. Aujourd'hui, je suis plus calme. Même si j'ai la bougeotte mentale, je me détends, je me donne le temps, je me parle comme à un enfant qu'on veut endormir la veille de Noël et ça fonctionne très bien.

Là-bas, au séminaire, j'ai créé des liens avec certaines personnes. Parce qu'elles nous ressemblent, ou parce qu'elles nous sont totalement opposées mais nous touchent profondément. Parce qu'on a envie qu'elles soient bien, qu'elles vivent le bonheur qu'elles ont toujours espéré.On crée des liens d'amour. De l'amour de l'être humain, pas de l'amour amoureux évidemment. Vous savez, cet amour qu'on ressent pour sa meilleure amie, ou sa mère? Là-bas, il y a des gens qui nous font ça; on les aime. C'est drôle aimer des étrangers, mais c'est bon, ça fait du bien. Ça pratique pour aimer son voisin, le passant, l'emballeur, le collègue... ça rapproche un humain d'un autre, peu importe les différences de surface. Ça rappelle que dans le fond, on est tous pareil : on a souffert et on on veut vivre le bonheur avant de mourir.

Ça l'air d'une belle leçon cheezy mon affaire hein! Mais c'est comme ça que je me sens. J'apprécie mon quotidien avec tout ce que ça comporte.

Je vous souhaite donc, chers lecteurs, mes meilleurs vœux pour la nouvelle année. Trouvez-vous, respectez-vous, aimez-vous. Pis amusez-vous aussi!

mercredi 3 décembre 2014

Cachettes

Ces temps-ci, je passe 10 à 13h par jour au bureau. Je travaille même les fins de semaine. Le rush sera terminé le 12 décembre mais d'ici là, on y met tous les bouchées doubles.

Chiri et moi, on ne se voit pas tellement à cause de ça. La fin de semaine dernière, on a soupé ensemble samedi soir, fait dodo et nous sommes quittés dimanche midi. Parce que je travaillais.

Dans ma maison, il a caché pleins de petits papiers, un peu partout (vraiment partout!) avec des mots doux écrits dessus. J'en ai trouvé pas mal, mais j'en découvre encore de temps en temps, en soulevant le paquet de pâtes alimentaires, ou en faisant mon lavage!

Chaque fois, j'ai le sourire fendu jusqu'aux oreilles en découvrant combien mon amoureux est attentionné et délicat.






Celui qui m'a touché le plus, c'est le mot "sécurisante". Je n'aurais jamais cru être sécurisante, imaginez-vous. Mais je le suis, paraît-il. Ça me pousse à me forcer pour le rester.

Il me fait du bien, cet homme merveilleux :)