jeudi 25 septembre 2014

Prononciation

J'ai passé un bon 10 minutes en attente pour parler à un agent de mon fournisseur de télévision / internet.
Je comprends qu'il y ait beaucoup d'appels et c'est pas ça qui me dérange.

Durant les 10 minutes, le même message a dû passer 10 fois : "Avec notre nouveau service d'enrégistreur, vous pourrez enfin écouter toutes vos émissions préférées, préenrégistrées!"

Les oreilles m'ont frisées chaque fois. Les tympans m'ont saignés.

/ɑ̃.ʁə.ʒis.tʁe/

C'est clair?

Bon. Une chose de réglée!

mercredi 10 septembre 2014

Autosuffisance émotionnelle

Il y a toutes sortes de dépendances : l'alcool, les drogues, l'amour, les gens, le travail... name it.

Il y a toutes sortes de souffrances psychologiques : peur, culpabilité, ressentiment, tristesse... name it.

Quand je souffre, comme hier après-midi (mal de tête pas possible, manque d'inspiration, deadline serré pour remettre un texte) et que ma première idée est d'écrire à mon amoureux pour recevoir à coup sûr un "t'es belle, mon ange, et je sais que tu es capable" bien sincère, ça requinque l'estime, n'est-ce pas? Mais est-ce bien là, la solution?

Je veux dire, si je n'avais pas d'amoureux à appeler à l'aide? J'appellerais mon amie? Et si elle n'était pas disponible, j'appellerais mon autre ami? Et ensuite, mon boss? Et ainsi de suite jusqu'à ce que mon répertoire se vide en même temps que mon moral et ma motivation?

Quand mon chum me manque, je cherche pourquoi. Pour me faire rassurer? Alors, c'est que je souffre. Et cette souffrance, moi seule peut l'éteindre. Toute action de l'extérieur sera un diachylon avec des p'tits dessins mignons pour me faire croire que mon bobo est parti. Mais en fait, il me consumera jusqu'à ce que j'y fasse face. Je le sais, maintenant.

J'ai tout à fait le pouvoir de ne pas me laisser envahir par le découragement. Je respire un bon coup et je puise dans mes ressources. Je sais que lorsque je veux réellement accomplir quelque chose, l'intérêt et la détermination y sont, coute que coute. Alors, j'utilise ces forces pour poser la bonne action dans le moment présent.

Le secret pour contrer toute dépendance, finalement, c'est l'autosuffisance émotionnelle. Et c'est là où j'ai découvert que la relation amoureuse devient complètement saine et intéressante : quand chacun n'a pas BESOIN de l'autre pour vivre. Il choisi simplement de vivre avec l'autre parce que c'est agréable. Aidant, oui parfois, mais pas nécessaire. Aimer, c'est d'abord connaître tout son pouvoir sur soi-même. Ensuite, on peut donner librement et réellement.

Réaliser ça, l'appliquer à tous les jours, à toutes les épreuves que je vis avec moi-même, c'est tellement libérateur!
Peut-être est-ce évident pour plusieurs personnes? Mais pour moi, c'est une révélation!