mercredi 27 août 2014

Engagement ring

Par deux fois dans le passé, j'ai eu une bague de fiançailles au doigt. Sans vouloir que ça aboutisse à un mariage, pour moi les fiançailles étaient un engagement tout aussi fort. Toutefois, ma promesse à ces deux hommes ne fut pas tenue; j'ai rompu, je les ai quittés.

J'ai de nouveau un jonc au doigt. Un troisième.

Depuis que F. et moi sommes un couple officiellement. Un jonc tout simple, tout neuf. Tout à fait prometteur. Un jonc d'engagement le plus pur qui soit. Un engagement que je ne pourrai jamais briser.

Car ce jonc, je me le suis offert à moi-même. Je me suis promis de faire de mon mieux, à chaque instant, pour cette relation que je chéris. Cette relation avec F., bien sûr, mais surtout celle avec moi. Parce qu'être en couple ne veut pas dire m'oublier. Au contraire.

Ça peut sembler étrange mais chaque fois que mon regard se pose sur ce jonc, quand j'y touche ou qu'il cogne en quelque part, ma promesse à moi-même résonne dans ma tête et ça me fait du bien. Comme si un ange me murmurait chaque fois : "continue, tu mérites cette belle vie".

mardi 19 août 2014

Même si...


Dès que les premières notes de Glory Box se sont mises à jouer dans mes oreilles, j'ai pensé à C.
...
Quand un camion de pompier est passé devant le bureau, j'ai pensé à M.
...
Ma collègue qui parlait de vendre sa laveuse m'a soudainement ramené à N.

...

Quelques instants comme ça, dans la journée, ont modulé ma vivacité. Même si j'aime mon amoureux, même si je suis totalement convaincue que c'est le bon, le vrai et le dernier, il m'arrive apparemment de glisser dans la tragique nostalgie de ce que je n'ai plus.

Que faire à part l'accepter et me pardonner? Rien.


Ce qui me réconforte, c'est que peu importe ce que je ressentirai, je ne me sentirai pas jugée, ni par moi ni par mon amoureux. Je sais, au plus profond de moi, que je peux me faire confiance et que mon amoureux est là pour me soutenir.

mercredi 13 août 2014

Un virage, le gaz au fond

Durant mes vacances, j'ai pris une semaine pour aller en retraite fermée. Un séminaire intensif de croissance personnelle. Internée dans un ancien couvant de frères, sans accès à la technologie, ni même un téléphone à roulette pour contacter l'extérieur si j'avais su un numéro par cœur.

Le genre de semaine qui vous transforme. Quoi qu'à bien y penser, ne transforme pas tant que ça. Qui nous ramène plutôt à notre plus simple être : qui je suis véritablement et comment répondre à mes besoins fondamentaux? Des besoins fondamentaux, après les besoins de survie, qu'on oublie au fil du temps ou des épreuves : l'estime, l'appartenance, la sécurité...

Identifier mes émotions, mes comportements et mes pensées qui me nuisent et surtout, comment modifier tout ça pour négocier adéquatement avec la vie. Parce que notre seul réel pouvoir est dans le moment présent. Cet instant est extrêmement puissant sur notre avenir et nous seul y avons accès. Tout le potentiel que nous avons pour nous-même est souvent sous-estimé, ou bien sommes-nous paresseux...

La peur de l'engagement est encore présente, parfois. Mais elle est différente maintenant; elle est adoucie, attendrie. Elle est réconfortée par ma voix intérieure qui elle, a la Foi que l'avenir sera bon, parce qu'à chaque instant, j'ai des outils et je fais de mon mieux pour préparer le chemin pour mon futur moi.

Comme je l'ai mentionné dans mon dernier billet, F. et moi, on s'aime bien. Et depuis mon retour de cette semaine intensive, on est officiellement un couple. Oui, oui, un couple comme dans chum et blonde! Évidemment que ça ne s'est pas passé du jour au lendemain; la date n'est qu'une demande verbale. Mais nous le savions tous les deux, nous étions amoureux l'un de l'autre, depuis un bon moment. Un désir ardent de s'accompagner dans nos vies est ressenti par chacun de nous. Un cheminement semblable qui nous fait parler le même langage patient dans nos épreuves, qui facilite la communication et l'écoute réelle. Un niveau de conscience qui nous permet de croire qu'évoluer ensemble est et restera possible.

C'est comme si cette semaine-là avait enlevé les œillères de mon esprit et que je découvrais tout à coup le beau paysage qui se dessine dans ma vision périphérique.

Et tout le monde sait qu'un esprit, c'est comme un parachute : il est pas mal plus efficace quand il est ouvert :P