jeudi 23 janvier 2014

Consentante

On se connait depuis quelques années, tu sais. Et tu es attirant. Par ton assurance pas trop débordante. Par ton style un tout petit peu rebel. Par ton physique juste correct. Par ton affection. Par ton attitude désinvolte. On a toujours été câlineux, toucheux. Mais sans arrière pensée. Juste parce qu'on est comme ça normalement.

Bien sûr, on fait quelques activités ensemble depuis tout ce temps. Avec ta blonde et d'autres amis aussi. Mais aujourd'hui, on est seuls.

Et le moment de l'au revoir est venu. On se fait un gros câlin, parce qu'on fait toujours ça. Mais cette fois, ton baiser sur ma joue glisse jusqu'à mes lèvres. Et je ne le refuse pas. Car aujourd'hui, je suis chaude. Cette fois, mon désir a dû transparaître. Et j'ai bien pressenti le tien.

Alors tu me suis jusque chez moi. C'est prometteur. J'anticipe cette activité plus intime avec un sourire salace. Je me régale à l'avance d'augmenter d'un cran notre complicité habituelle.

Dès la douche commune, on se touche et s'excite. Rapidement, on désire tous les deux être plus confortables alors on sort et s'esquive à la chambre.

Tu me fais plaisir mais tu en veux pour toi aussi. En même temps. Je te dis que je préfère chacun son tour pour apprécier pleinement ce que l'on donne ou reçoit mais tu t'en fous un peu et me dirige vers la position que tu décides. Bon. C'est sûr que je peux essayer. Mais vu que je suis dessous, tu m'écrases mais je te pousse avec ma main libre. Ça va. T'as l'air d'aimer ça alors, je continue.

Tu sais, j'ai envie de baiser là. Je te repousse et je suis bien contente de constater que tu te laisses faire. Tu restes même sur le dos, me laissant prendre le contrôle, à califourchon sur toi. Cesse de bouger comme ça. Non, ça ne va pas, tu préfères la levrette. Bien, à quatre pattes alors. J'aime ça aussi, à quatre pattes. Mais ton mouvement me fait mal là. C'est pas grave, tu jouiras bien vite, si tu aimes ça comme ça. Ha non? Bon, je vais finir avec ma bouche alors, parce que je n'endure plus.

Couche-toi sur le dos, que je m'occupe de toi. Oui, bon, c'est moi en dessous, encore. Tu es lourd, tu sais. Tu me blesses avec ta barbe naissante, tu sais. Tu m'étouffes. Mais c'est pas grave, tu vas jouir vite comme ça et ensuite, ce sera terminé. Ok, pas si vite que ça. Et je n'y prends pas plaisir, je veux juste que ce soit terminé. Tu ne m'écoutes pas, tu n'écoutes pas mon langage corporel. Tu ne sens pas que je te repousse. Tu ne sens pas que je m'étouffes avec ton engin qui bloque ma respiration. Tu jouis enfin. Je me libère, sans violence.

Je ne commente pas cette partie de jambes en l'air. Tu sais que tu dois partir. De toute façon, il est tard et j'aimerais dormir. Je travaille demain. Toi aussi d'ailleurs. Et tu pars en m'embrassant et me souhaitant bonne nuit. Souriant. Sans malice. Juste content. Je souris aussi, gentiment.

Et maintenant que tu es parti, j'y repense, perplexe. On a finalement aucune chimie intime ensemble. Je n'ai pas vraiment eu de plaisir. Et ça a dû se ressentir. Ou peut-être voulais-tu juste te vider? Non, je pense vraiment que nous n'avions aucun canal de communication commun à ce niveau.

Une autre aurait pu se sentir dégradée, presque violée peut-être. Pour moi, c'est juste la preuve que parfois, malgré le désir et la complicité apparente, ça peut être un flop. Juste parce que c'est comme ça. Pas parce que un ou l'autre est mauvais au lit. Juste que ça fit pas. Et c'est pas grave.

lundi 20 janvier 2014

Interlude

Ce soir, c'en était trop de mon mood moche-fatiguée-de-manque-de-lumière.

J'ai repris mon entraînement à la maison.
Je me suis fait un bon souper. Avec des restes pour mon lunch demain.

Le mal de tête qui m'a emmerdé toute la journée est disparu après le training.
Le sourire m'est revenu avec la musique trop forte de mon DJ préféré.

J'ai fait quelques trucs utiles au lieu de flâner.

On verra bien demain. Mais pour le moment, j'ai repris le contrôle.

dimanche 12 janvier 2014

Accomplissement

Depuis toujours, je me fie souvent sur les autres pour faire des travaux, petits ou gros, dans ma demeure. Peur de ne pas réussir. Peur que ce soit plus laid après qu'avant. Impatience envers les objets et moi-même.

Quand je suis emménagée dans ma nouvelle maison, mon ami Pat m'a beaucoup aidé. Trop? peut-être. Je l'ai laissé installer les électros (incluant le lave-vaisselle) et arranger pleins d'trucs pendant que je faisais autre chose d'utile, aussi, c'est sûr (ça suinte les excuses, n'est-ce pas?).

Évidemment, je sais très bien que c'est dans l'action que mon estime personnelle se refera une santé. Apprendre de mes erreurs. Gratification lors d'une réussite.

Même si je le sais, j'ai de la difficulté à démarrer l'action. Le coup de pied au cul pour le commencer. Ensuite, patience et advienne que pourra.

Ça fait donc un an que le luminaire dans mon bureau clignote parfois sans raison. Mauvaise connexion dans le plafond sûrement. Simple : le défaire, l'arranger et le remonter. Mouais, simple.

Aujourd'hui, j'ai sorti mon escabeau, fermé le panneau électrique, me suis munie de mes meilleures pinces et tournevis et ai entamé ce défi avec détermination. Je me suis dit que c'était simple. Et que si ce ne l'était pas, j'avais un téléphone et des amis qui pouvaient m'aider.

Hé bien, malgré que le tout m'ait presque tombé dessus parce que le fil de sécurité n'était pas attaché, que les marettes se soient défaites d'un coup pour ne laisser que 4 bouts de fils dénudés de la même couleurs, je m'en suis sortie.

J'en shake encore parce que j'avais peur qu'en rebranchant, ça fasse des flammèches. Mais non, tout est ok. J'ai réussi. Et je suis fière.

Peut-être qu'au printemps, j'entreprendrai enfin de changer mon lavabo de salle de bain, qui est acheté depuis septembre!

mardi 7 janvier 2014

Mon chapeau

Parce que je n'aime pas comme les autres.
Parce que je ne sais pas ce que c'est que d'être amoureux.
Je parle sûrement à travers mon chapeau.

Bon, je dirais plus que j'extrapole. Je me le permets, maintenant que j'ai du recul.

Cinq amoureux connus. Cinq gars dompés par une criss de folle (en l'occurrence, moi).
De ces cinq, quatre m'ont détestée et me détestent toujours. Et me détestent probablement parce qu'ils m'aiment encore mais ne l'acceptent pas. Ou n'ont simplement plus accès à cette femme que je suis, ce qui pourrait être frustrant. Ou n'ont pas su faire avec cet amour bizarre et s'en veulent mais le rejettent sur moi. Que de possibilités...

Pour passer au travers d'une blessure d'amour quand on se fait flusher, faut-il vraiment détester l'autre? Le "démoniser"?
Personnellement, je ne pense pas.
Si on s'est fait blessé en se faisant quitter, la vie continue. Les occasions sont toujours là, les opportunités. Seule notre vision du monde change. Il s'avère que cette vie pourrait même être mieux après cette rupture!

Mais peut-être que oui finalement. Peut-être est-ce une étape (éternelle pour certains) au deuil d'une relation? Ou peut-être est-ce la solution facile?

Sinon, pourquoi haïr?

Ai-je détesté, moi aussi? Pour être honnête, oui. Mais plus maintenant. Je puis l'affirmer. Je suis en paix avec les êtres qui ont partagé ma vie. Je suis en paix avec le mal que je leur ai fait en redevenant moi-même après des années de vie commune. Je suis en paix avec ce qu'ils sont et ce qu'ils ont fait.

Je ne comprends pas pourquoi on déteste des gens aussi longtemps, pourquoi on entretient ce sentiment si néfaste. Je ne comprends pas pourquoi on ne s'accepte pas, tel que l'on est. C'est tellement plus simple!