jeudi 19 septembre 2013

Travail d'équipe

Depuis la fin août, on a embauché une nouvelle technicienne en bureautique pour remplacer celle qui a eu une promotion. Ce n'était pas mon premier choix de candidate. C'est mon boss qui décide au bout du compte, même si je lui ai exposé mes craintes face à cette candidate. Elle a du potentiel, selon lui. Peut être. Elle a 21 ans aussi. Et moi je misais sur la maturité de l'autre candidate. Des ajustements, c'est toujours plus facile à faire quand l'autre a un minimum de maturité de vie personnelle et professionnelle.

Mais bon. On est rendu un mois après l'embauche. Un training de 2 semaines assez houleux vu le taux d'occupation de tout le monde et beaucoup d'autres facteurs non négligeables.

Sans mettre la faute sur une ou plusieurs personnes, tite-fille n'est toujours pas autonome. Ni même l'ombre de l'être. La semaine dernière, j'ai fait une bonne mise au point avec elle. Hier, une autre assez hot aussi. Aujourd'hui, j'ai dû en refaire une encore plus ferme.
 
Actuellement, elle n'a aucune once de réflexion, de jugement. Pas de sens des priorités non plus. Travaille en silo. Mais si mon boss pense qu'elle a du potentiel, elle doit en avoir. Faut peut-être creuser un peu plus.
 
Le problème c'est que je crois être claire dans mes demandes. Mais elle capte au premier niveau. Ou pas. "Là, 21 ans, on va reprendre de zéro. À partir de maintenant, TOUS les courriels que tu reçois, on va les analyser ensemble afin que tu acquiers la méthode de réflexion derrière les actions. Compris?" Oui. Bien sûr. Ça semble sincère en plus. First thing I know, elle a supprimé 3 courriels non important, répondu à 2 autres et transféré un. Qu'est-ce qui n'était pas clair dans mon explication? Sa réponse fut : "ben je pensais que les courriels que je savais quoi faire avec, je pouvais m'en occuper".
 
J'ai blinké des yeux 3-4 fois de stupéfaction. J'ai respiré. Et j'ai repris mon explication. En ajoutant ABSOLUMENT devant le TOUS. Et redis la phrase avec CHACUN DES COURRIELS plutôt que TOUS LES COURRIELS. C'est drainant. Mais on'peut plus clair!
 
Me voyant la face rouge et les yeux humides, l'autre personne dans mon équipe est venue me voir pour me donner ses impressions. J'en avais besoin. J'avais besoin d'un autre avis qui m'a entendu, qui m'a vu intervenir, qui l'a vue se faire former aussi. Elle m'a exposé ses constatations, ses visions et ses suggestions.
 
Demain, nous ferons une rencontre d'équipe. Nous avons détaillé toutes ses tâches et nous allons reprendre à zéro. L'autre en fera des bouts, moi j'en ferai des bouts. Mais tout sera structuré. Et 21 ans saura qu'elle est épaulée. On fera tout en notre possible pour consolider l'équipe, pour qu'elle soit autonome.
 
Et si dans un autre mois, elle ne comprend toujours pas, j'aurai du matériel en masse pour prouver à mon boss qu'elle ne fait pas l'affaire, malgré son pif. Sans que cette conclusion ne soit influencée par moi, mon jugement de cette candidate "pas mon premier choix".
 
J'espère sincèrement qu'elle aura la capacité cognitive adéquate pour ce poste. Et ça, ça ne se change pas. Tu nais avec tes neurones, ou pas.

samedi 14 septembre 2013

Cross side together

Est-ce que ça se peut quelqu'un qui louche des deux yeux en même temps vers la même direction?

Tsé genre qu'il te regarde droit dans les yeux mais que ses yeux regardent ensemble ton épaule gauche...

J'aimerais bien voir des photos.

jeudi 12 septembre 2013

Scandaleux!

Ce midi, autour de la table, on dine entre collègues. Une jeune femme de 21 ans est nouvelle dans l'équipe. On parle de tout et de rien et en moment donné la conversation tourne à son colocataire. Et elle nous raconte, indignée, le ton qui monte :
Mon coloc est totalement irresponsable. Et en plus, c'est scandaleux!! Quand il fait son lavage, il met TOUT dans la machine, sans se soucier des couleurs ou des textures! Il fait un seul lavage avec tout son linge, sans distinction. C'est horrible! Je sais pas comment il fait pour vivre de même!


Moi, je sais. Et on vit bien comme ça tsé.
Mais c'est vrai que c'est digne du frontpage du JdeM. Allez, gâte-toi, ma p'tite fille. J'vais même t'envoyer des photos avant-après pour ton enquête...

mercredi 11 septembre 2013

Presser le citron

Je mets les choses au clair tout de suite : je ne suis pas amère comme le citron du titre. Vous verrez.

Je suis encore au bureau, à 8h le soir. Je viens de terminer le xième procès-verbal du mois. Plusieurs réunions pour plusieurs comités et conseils d'administration. Celui-ci est pour une réunion lundi prochain, donc déjà en retard. On doit normalement envoyer les p-v au moins 5 jours avant pour que les participants aient le temps de le lire.

Normalement, je termine à 4h30. Depuis qu'il est 6h que mon cerveau me shoot un "ha j'suis pu capable, viens, on s'en va." à toutes les 30 minutes.

Mais j'ai tenu mon bout. Ma volonté de terminer quelque chose que je ne désire pas faire demain a surpassé ma lâcheté. Il faut dire que je n'aime pas cette tâche. Les sujets sont complexes, techniques, et ce n'est pas ma tasse de thé. Mais je dois la faire. Et la faire bien de surcroit.

Alors au bout du compte, je suis fière. Fière d'avoir continué et finis par finir. Demain, je pourrai me concentrer sur autre chose.

Et tout compte fait, je ne suis même pas si épuisée d'avoir pressé le citron jusqu'à la dernière goutte. Et qu'aurais-je fais à la maison si j'avais finis plus tôt aujourd'hui sans terminer mon travail urgent? J'aurais culpabilisé! Peu importe si j'avais pris soins de moi, fait mes exercices, pris un bain avec une bonne lecture, j'aurais toujours eu derrière la tête cette culpabilité de reporter à demain quelque chose que j'aurais pu terminer aujourd'hui. Alors, en terminant, j'ai dit non à la culpabilité et oui à la détermination.

Je sonne comme une enfant de 4 ans en train de forger sa personnalité? Sûrement. Vous l'aurez lu dans quelques billets précédents, j'en suis effectivement là, à construire mon moi, à briser des barrières érigées au fil du temps et qui n'ont pas d'affaires là. À bâtir mon estime.

C'est bien peu pour plusieurs mais beaucoup pour moi.

lundi 9 septembre 2013

Ça roule!

En fin de semaine dernière, j'ai eu le sourire fendu jusqu'aux oreilles. Quelle fin de semaine merveilleuse j'ai passé!

Ma best m'a prêté sa moto. Mon type de moto, comme j'avais avant. Et j'ai été roulé avec mon ami Pat. Quelque 800km en 2 jours. Pas de pluie, des belles routes, du plaisir en masse, de la puissance, des rires...

On a été viré au nord, près de St-Donat, là où les arbres commencent déjà à se colorer. On a été voir mon papou chez lui, qui était vraiment en forme et qui est plein de projets intéressants. Ça m'a fait du bien de le voir aussi bien. Et puis, on a été voir des amis à Gatineau en passant par la route des villages. Vraiment de belles rides :)

Dans mon casque, j'ai vécu à nouveau la liberté totale qui m'a habité durant mes années de moto. Le son du moteur qui vire à haut régime, se lever un peu du siège pour se dégourdir, saluer les autres motocyclistes et même parfois les scooters quand on se sent généreux, zigzaguer doucement dans la voie quand la circulation est plus lente et que c'est ennuyant, sentir les pegs sous les bottes, les doigts de la main gauche habitués à flirter avec le levier de la clutch, pencher la moto dans les courbes...

Rouler en moto me procure encore la même sensation de sérénité. Ça m'a tellement fait de bien!
Merci mon amie si généreuse :)
Merci Pat :)


jeudi 5 septembre 2013

Question? action! ©Capitaine Charles Patenaude

Depuis ma très légère crise, je vis mieux. Je me pose moins de questions, je fais moins de listes et j'agis.

Presque chaque jour, j'ai fait de l'exercice.
J'ai réparé quelques morceaux de vêtements qui étaient dans la pile depuis tellement longtemps que ça me fait pratiquement du linge nouveau!
Je me sens beaucoup moins coupable lorsque je prends du temps pour moi.
Les dossiers de longue haleine avancent tranquillement, ce qui me rassure.

Je me sens mieux. Et ça me fait tout drôle...