jeudi 29 août 2013

M'as-tu vu

J'ai toujours aimé me faire aimer, me faire approuver, me faire voir de mon meilleur angle.

Mais depuis quelques années, ça a empiré. Vraiment. C'est rendu qu'avant d'aller chercher la poste, je m'assure  que le gars de terrassement est bien de l'autre côté de la rue, pour qu'il me voit, bien habillée dans mon linge de bureau. C'est rendu que je n'assume plus tout à fait mon corps et que je n'affiche que les photos qui m'avantagent. Que penseront les voisins s'ils entendent mon DVD d'entraînement. J'ai des milliers d'exemples comme ça.

Mon ex me voyait dans sa soupe et me bourrait de compliments. Et je les gobais comme une enfant qui n'a pas mangé depuis une semaine. Mais gober les compliments gratuits d'autrui ne fait que gonfler l'égo, pas l'estime de soi. Et j'en suis là. Je m'écœure.

L'estime de soi se bâtit à force d'accomplissements. Des accomplissement qu'on fait pour soi seulement, peu importe qui nous regarde ou nous juge. Pas pour que les autres me voient dans mon meilleur jour, ou me trouvent belle, ou me félicite de mes work-out. Non, une action entreprise par moi et pour moi.

Agir, pour moi. Me foutre réellement de ce que pensent les autres.

Maintenant que je suis consciente de ce comportement malsain, je ne peux plus faire l'autruche.

Petit à petit, je surmonte le regard des autres. Je sors de chez moi même si la femme de mon voisin m'espionne. Je tente de prioriser ce que je VEUX faire, plutôt que de calculer quel est le meilleur temps pour faire telle activité et quel kit mettre. Faire quelque chose parce que ça me fait du bien ou que j'en ai envie plutôt que de faire quelque chose parce que ça va bien paraître sur Facebook ou sur mon blog.

Même si j'ai saisis ça, je ne crois pas que je sois consciente de toute l'ampleur d'une estime de soi en santé. Je pense que j'ai énormément de travail à faire. Mais en même temps, j'ai l'impression que le monde m'appartient, car je m'engage dans un nouvel univers : le mien.

mercredi 28 août 2013

En crise - version courte

Depuis plusieurs jours, je panique. Je me sens enfermée en moi-même. Je n'écoute pas ma petite voix. Je ne veux pas la voir. Je me bullshit. Comme souvent, très souvent dans ma vie. Pourquoi brasser d'la marde quand on peut vivre pleins de belles choses hein?

J'ai passé la majeure partie de mes vacances à culpabiliser de ne pas faire les tâches que j'avais mis sur ma liste "à faire durant les vacances". Maintenant qu'elles sont finies (mes vacances, pas mes tâches), je panique parce que je n'ai pas le temps de faire mes tâches.

Mais je passe mon temps libre sur Internet. Poster de vieilles photos sur Facebook ici. Fouiller sur Pinterest là. C'est bien intéressant, mais pas très efficace. J'le sais. Et j'm'en veux. Et je ne fais rien.

Hier soir, j'ai passé la soirée à me dire de prendre 1h pour faire de l'exercice. N'importe quoi : rollerblade, P90x, ballon poire, yoga, pilates... j'suis finalement restée devant mon ordi. Ha j'ai eu des conversations intéressantes avec des amis... mais pas d'exercice. Ma conclusion pour hier : l'exercice m'a manqué. Mais si j'en avais fait et que j'avais eu 1h de moins en discussion, est-ce que ces discussions m'auraient manquées? NON!

Aujourd'hui, je ne feelais pas. Je me suis auto-boudée. Grognon. Mais pourquoi est-ce que je ne tiens jamais les promesses que je me fais? Pourquoi est-ce que je m'auto-sabote? Je ne dois pas m'aimer.

Qu'est-ce que j'ai fait de si chien pour que je me punisse autant sans jamais avoir l'impression d'avoir payé ma dette envers moi-même? Et je ne me donne même pas la peine de me répondre en plus.

J'ai eu une très grosse journée au bureau, pas très satisfaisante. J'ai fini tard et j'ai brassé du noir.
Ce soir, c'en était trop. Il était 8h et j'ai décidé de faire un DVD de P90x. Évacuer quelque chose. J'en ai besoin. Tant pis pour l'heure tardive du dodo. Agir. Oui, ce soir, j'ai agi.

Est-ce ça ma solution? Agir? Si simplement?
Même si ce n'est pas totalement efficace, que je n'ai pas de liste prévisionnelle, d'horaire? Juste faire ce que je dois faire. Sans trop me soucier des conséquences? M'entraîner même si j'aurai trop faim après? Creuser mon trou de margelle même s'il fera noir dans 20 minutes? N'est-ce pas un peu trop désorganisé?
Peut-être dois-je aller toucher l'autre extrême pour trouver mon milieu entre l'organisation et l'action?

Ça peut sembler bien banal. Mais ce soir, j'ai agi et j'en suis un peu fière. Pas totalement, parce que ce n'est qu'une fois.
Et je ne veux pas promettre ou prendre un engagement, parce que je ne le tiendrai pas, j'le sais.
Mais ce soir, j'ai agi.

Demain est un autre jour. Mais je relirai ce billet pour me donner un bon coup de pied au derrière.

dimanche 25 août 2013

My precious

Ça fait exactement trois ans, aujourd'hui, que ma mère est décédée. Et la seule chose qu'on a jamais retrouvé, c'est son jonc. Un jonc qu'elle avait reçu de sa mère. Il était disparu depuis sa mort. Elle ne l'avait pas au doigt à son enterrement, se souvenait-on. On a pensé qu'il avait été volé, ou perdu.

Hier, un de mes frère qui était parti en contrat autour du monde depuis ce temps, est venu chez moi. Voir ma nouvelle demeure et passer du temps avec moi avant de retourner en Chine pour un temps indéterminé.

On discutait tranquillement, quand en moment donné, il me fixe et me dit : "je suis un con!". Je lui ai alors dit de développer car je trouvais sa réflexion très intéressante... Et il me dit : "j'ai retrouvé le jonc de mam! Il était égaré dans ma valise et je ne savais pas que vous le cherchiez, autre frère et toi. Mais j'ai oublié de te l'amener! Et je pars mercredi prochain!"

Et spontanément, j'ai décidé d'aller le chercher à sa maison, à 200km de chez moi. Alors ce matin, mon frère et moi, on est partis ensemble pour qu'il me donne le jonc.

Mon autre frère aussi était à la maison. Et nous nous sommes retrouvés, les trois, à discuter de toutes sortes de choses. J'ai mis le jonc à mon doigt. Et nous avons réalisé la date...

Beaucoup de coïncidences de dates, cette année!

mercredi 21 août 2013

Début --> Fin

Mes vacances sont déjà presque terminées. J'en profites, quand même.

J'avais tout de même une liste de choses à faire. Importantes.

'Sont presque toutes commencées. Mais pas finies. Ne reste pas grand chose pour les finir. Un peu d'effort, de suivi.

Pourquoi ai-je tant de difficulté à terminer quelque chose? Pourtant, terminer une tâche est tellement satisfaisant! Mais non, je traîne, je procrastine, je repousse, je me trouve des excuses. Et je culpabilise. Mauvais, très mauvais.

Au moins, j'ai terminé ce billet. Mmffff.

lundi 12 août 2013

Nouvelle image

Quand j'étais plus jeune, ma marraine était coiffeuse et c'est évidemment elle qui me coupait les cheveux. Et j'ai été traumatisée. Elle n'était pas super douée. Une fois, elle m'a dit que ça m'irait bien les cheveux courts et j'ai accepté. Et c'était vraiment laid. Bon, dans les années 80, tout était laid alors c'est pas si grave.

Mais depuis quelques années, l'envie des cheveux courts, très courts, m'a reprise. Mais mon ex faisait des grosses pressions pour que je garde les cheveux longs. Et comme la dernière fois où j'ai eu les cheveux courts, j'ai pleuré ma vie, je me suis convaincue que les cheveux longs, c'est bien.

Là, je suis célibataire. Donc pas besoin de plaire à qui que ce soit à part moi-même. Et puis, l'envie des cheveux courts ne partait pas.

Et puis, c'est juste des cheveux... ça repousse!

Alors chez ma coiffeuse samedi, je lui ai dit de se laisser aller avec son ciseau. Et j'ai fini par lui ordonner de couper ça court; elle avait peur, avec mes p'tits cheveux frisés et minces, qu'on me voit trop le fond de tête.

Je sais bien que j'ai pas beaucoup de cheveux. De famille, même les madames ont la tête clairsemée. Mais qu'à cela ne tienne, j'avais envie d'essayer. GO!

Voilà le "avant" :




Voilà le "après" :


J'adooooooooore les cheveux courts!! Ça se place pratiquement tout seul. Je sens l'air sur mon cuir chevelu. Plus de cheveux dans les yeux ou dans la bouche quand il vente. Pas trop chaud et pas besoin de les attacher quand je fais du sport! Le paradis pour ma tête :)

Bon, j'ai l'air d'une boutch mais ça, j'm'en fous!

vendredi 9 août 2013

En vacances, enfin!!

Je suis encore sur le beat de la job. Avec mes listes de choses à faire durant mes vacances. Plusieurs sont très importantes alors, je ne peux pas juste vacher. Deux semaines seulement. Trop court.

Mais pour le moment, je vais faire comme un vendredi soir : une bonne émission de télé avec une Smirnof Ice, bien froide.

Décroche, Josie!
Bonne vacances!

mercredi 7 août 2013

To whom it may concern

Drette au plexus solaire, je ressens un vide.
Un vide que tu remplirais, je le sais.
En fait ce vide ce soir, s'étend dans tout mon corps.
Une genre de tristesse fataliste.

Pourtant, je te ressens, je te feel.
Comme si tu chatouillais mes terminaisons nerveuses.
Mes sens sont sollicités.
Pourtant tu n'es pas là, tu es loin.

L'envie de te sentir réellement tout près.
D'entendre ta voix et d'échanger.
Le désir que tu sois là, devant moi.
Est presque insuportable et douloureux.

Cette présence m'est refusée.
Et je ne peux rien y faire.
Je ne peux qu'y rêver.
En sachant qu'un jour, je te rejoindrai.

mardi 6 août 2013

La belle excuse

Aujourd'hui, j'allais vraiment mieux. Bien reposée ce matin, aucune crampe de la journée, léger mal de tête disparu en avant-midi. Tout roulait.

Je me suis dit qu'il ferait bon de bouger un peu. Tiens, la piste cyclable fraîchement faite devant mon bureau... courte mais nouvelle. Pourquoi ne pas l'essayer?

Je suis rentrée chez moi pour manger un peu, tondre ma pelouse.. et il est 19h48 et le soleil est presque couché... impossible d'aller faire du roller à peu de luminosité comme ça. Si j'me prenais un caillou dans la roue encore? non.

Pas d'roller. Je suis déçue. Mais je réalise que j'ai peur d'en faire dans mon coin depuis ma plonge-coccyxienne. Faire 30 minutes de voiture pour aller rouler à mon ancienne piste, bah, pas très intéressant.

Bon. J'ai vraiment pas le choix d'ouvrir le coffret du P90x alors.

samedi 3 août 2013

Retour à la normale

Tranquillement, je redeviens la personne que j'étais avant cette explosion d'hormones.

Mon appétit est la première chose évidente : je mange mes trois repas, avec une collation normale en avant-midi. Fiou! J'avais quand même pris 5 lbs dans la dernière semaine.

Mes seins ne sont presque plus sensibles.

Mes humeurs sont un peu plus stables mais reste mon besoin d'isolement qui persiste et bien sûr, les suites physiques de l'avortement : prise d'antibiotiques pour prévenir les infections (et ses effets secondaires), quelques saignements normaux, quelques crampes parfois légères mais présentes. Comparé à d'autres filles, parait que je l'ai facile. Et tant mieux. Ce n'est pas quelque chose que je veux revivre mais c'est pas mal moins pire que je pensais.

Ce que je trouve le plus difficile dans cette aventure, c'est l'acceptation de mes besoins d'isolement. J'ai éloigné mon amant parce que j'avais besoin d'être seule. Mais je sais bien que ça lui fait de la peine, que c'est difficile pour lui, même s'il respecte à la lettre ma demande. C'est de savoir que mes besoins peinent quelqu'un que j'aime qui est dur à accepter.

Ceci dit, je redeviens tranquillement moi-même et ça fait du bien!