lundi 30 août 2010

L'abondance

Hier, c'était les funérailles. Aujourd'hui, c'était l'enterrement de ma mère et ensuite, un buffet communautaire à la maison familiale.

Quelle abondance de nourriture et d'amour! Plein de plats fait à la main : pain (maison!!), pâté de foie gras!, sushi, salades, sandwichs, gâteaux! Ce fut tout simplement magnifique! Je suis fatiguée par ces longues journées mais oh combien heureuse d'avoir pu revoir tant de gens généreux et authentiques!

Plusieurs amis se sont même déplacés pour venir me soutenir! Et plusieurs qui ne pouvaient pas m'ont transmis leur petit mot par l'entremise d'une amie! Oh que j'ai pleuré de joie devant tous ces témoignages d'appui!!! Je suis tellement choyée!

Et j'ai pleuré le départ de ma mère. Ça m'a fait du bien...
Je ne pensais jamais être capable de parler en avant, à l'église. Totalement imprévu, mais je l'ai fait. Cheezy au coton, en tenant les mains de mes frères, j'ai dit combien ma mère m'avait inspirée et combien je voulais vivre en donnant le meilleur de moi-même, tel qu'elle l'avait fait.

Je pleurerai certainement encore. Mais comme pour tous les gens qui sont partis, je me souviendrai des beaux moments et m'inspirerai de leur force pour poursuivre ma route, ici, sur la Terre.

samedi 28 août 2010

Vive la vie : vivre la vie!

Voilà. Mes frères et moi étions près de ma mère lorsqu'elle a expiré son dernier souffle mercredi dernier à 17h15. Quel moment intense ce fut!

Elle a attendu que les gars reviennent de marcher dehors avant de partir. Nous lui avons parlé et nous nous sommes remémoré de beaux souvenirs où nous étions tous en famille, heureux. Elle est partie là-dessus, consciemment, je ne peux m'empêcher de le croire.
Tout était comme elle le désirait : le silence des bruits d'hôpitaux, le soleil brillant, ses enfants et son orchidée.


Les détails sont ici.

Je me sens tellement privilégiée d'avoir vécu tout ça avec ma mère. Je me sens privilégiée d'avoir le droit de vivre, heureuse. Et je me sens privilégiée d'avoir autant de support de mon entourage!


La mort de ma mère ne m'aura que rapproché de la vie!

Et maintenant, je dois demander à ma belle mère de m'adopter... et elle le voudra sans hésitation.

mardi 24 août 2010

La force!

Toutes vos bonnes pensées fonctionnent!

Ma mère va encore très bien quoi que la perfusion est commencée depuis dimanche 15h15. De la morphine en doses de plus en plus grandes pour qu'elle s'endorme tranquillement et finisse par partir. Ils disaient 2-3 jours. Hier soir, ma mère, encore bien allumée m'a bien dit de ne pas aller la voir et me reposer. Ce que j'ai fait. Elle m'a dit être libérée de tous ses soucis, nous avons tout réglé dimanche après-midi, discuté des détails qui la chicotaient, elle a émis ses volontés et voilà, tout est prêt pour le grand départ. Ça m'a soulagée.

J'ai tellement bien dormi! Contrairement à plusieurs nuits précédentes, j'ai rêvé de choses ordinaires et je ne me suis pas réveillée 98473 fois. Je suis reposée, ce que je n'aurais jamais cru possible hier!

Merci d'être là. Des p'tits (et longs) mots fusent de partout, des pensées sont présentes, des appels... Je suis tellement bien entourée! Je me sens extrêmement privilégiée de vivre avec autant de bonnes personnes à mes côtés! Je n'en reviens juste pas.

Merci.

dimanche 22 août 2010

Un ange

Avant même de partir, ma mère est un ange. Elle est tellement sereine!

Depuis 2 jours, elle a un petit regain d'énergie. Elle parle plus clairement, entre autres. Mais son body n'a plus d'espoir, quand même. Elle a pris la décision de commencer une perfusion vendredi soir : la morphine en continue, en dose de plus en plus élevée, qui l'amènera tranquillement dans un sommeil et qui la fera partir définitivement, tout doucement.

Elle a parlé de la pleine lune, mardi. Cette lune, pleine, bouleverse les corps et les esprits depuis la nuit des temps, tout y est intense et elle souhaite profiter de cette énergie pour traverser. Elle planifie son voyage et je crois que c'est la meilleure façon de faire.

J'ai eu des conversations avec ma mère que je n'aurais jamais cru possible. Profondes et encourageantes. Je ne sais pas si les lits de morts sont propices aux "confidences" ou si c'est juste parce que cette fois, on prend le temps (ce qu'on devrait faire tous les jours), mais sans régler des choses, on s'est jasé et ça a tellement fait de bien! Quand ma mère me parle, elle m'apaise. Elle me berce.

Ce sentiment que je n'avais jamais eu depuis que j'étais bébé, avec elle : elle me protège doucement avec ses paroles.

Je me sens tellement privilégiée de passer ce temps avec elle! Je ne croyais jamais cela possible. Je suis comblée. Même si je perdrai ma mère bientôt, de corps, ces moments resteront toujours en moi et je pourrai m'en abreuver aussi souvent qu'elle me manquera.

jeudi 19 août 2010

Défragmentation

Ce matin, je travaille de chez moi pour monter le guide des employés. Cet après-midi, je vais voir ma plottologue pour un suivi. Ce soir, je vais peut-être aller voir ma p'tite mère, si elle est assez forte pour recevoir de la visite (elle en a beaucoup et malheureusement, je suis toujours en fin de journée puisque je travaille loin et j'habite loin d'elle). En fin de semaine, je vais chez elle pour terminer (encore) des clients et les rencontrer, leur remettre leurs choses.

Ça fait quelque temps que je n'ai pas fait de roller ou un sport quelquonque pour me faire aérer l'esprit. Et plus les journées avancent, plus j'en ai besoin. Mais je n'en fais rien; le temps me manque, la motivation aussi. Actuellement, j'ai les épaules rendues près des oreilles. J'ai le cerveau gommé. J'ai les yeux brumeux et le dos raide d'émotions et de stress.

Mais je sais combien on peut être bien après avoir tout donné en énergie physique!

Faire du sport, ça me fait comme une défragmentation du cerveau. Faut juste avoir le guts de peser sur le piton GO.
J'en ai tellement besoin que je ferai ça sur mon heure de dîner aujourd'hui.
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mardi 17 août 2010

Mia madre

Vendredi, ma mère m'a appelée pour me dire que ça n'allait pas. Je suis montée, j'ai dormi là et samedi matin, nous sommes allés à l'hosto. Elle y est toujours et y restera. Hier, elle a eu la confirmation par son médecin qu'il n'y avait plus rien à faire et que la prochaine étape, c'était un de ses organes qui lâcherait. Et cette fois, elle, mon frère et moi, on y croit.

Elle est faible, ne mange plus, toute pâle... elle fit vraiment avec l'aile palliative maintenant. Elle veut faire revenir mon autre frère qui travaille sur les bateaux de croisière en Europe.

Hier après-midi, elle m'a appelé en larme après avoir vu son médecin. Ma pauvre petite mère... Bien sûr qu'on le savait tous que ça allait en arriver là, mais se le faire mettre en pleine face est une autre histoire. Son motton a vite passé, elle était de nouveau capable de me parler, de me rassurer.

Sa définition d'acharnement thérapeutique commence très tôt. Il est même actuel; être alimenté par intraveineuse, ne pas pouvoir se lever parce qu'elle est trop faible mais la garder en vie, voilà de l'acharnement thérapeutique selon elle. Métastases au poumon. Masse de la grosseur d'une grosse courge mauve qui comprime les intestins assez pour tout bloquer. On se prépare à ce qui s'en vient...

Le seul espoir qui reste, c'est qu'elle ne souffre pas.

mercredi 11 août 2010

Humour douteux

Mon amoureux et moi avons un humour douteux mais qu'on aime utiliser entre nous.

Lui : hé! que je t'aime, toi!
Moi : Tu m'aime juste parce que j'te suce.
Lui : Y'a des femmes qui sucent et qui sont pas aimées.
Moi : J'ai tellement pas à me plaindre, alors!

Vous avez le droit de contester. Mais avouez qu'on est quand même loin du Guy Mongrain!

lundi 9 août 2010

Dans mon temps

Hier, je suis allée chez ma mère. Depuis cet épisode, elle est sortie et va relativement bien. Tout peut basculer à chaque instant mais chaque instant est beau et serein actuellement. Chez elle, tranquille, elle veille à ce que son petit quotidien soit agréable.

Nous avons mangé ensemble et nous avons attaqué les tiroirs de photos, avec mon petit frère. On a tellement ri, on s'est souvenu d'événements ou de gens oubliés, on s'est dévoilé des secrets, on a eu des surprises, on a eu des grimaces, on s'est revus à différentes étapes de nos vies, on a connu des cousins ou grands-tantes éloignées, on a calculé les années...


Ce fut merveilleux. C'était tellement magnifique de voir ma mère s'exprimer qu'elle se trouvait belle sur telle ou telle photo! De la voir s'esclaffer et nous expliquer une autre photo! De nous dévoiler de petits secrets maintenant que nous sommes assez grands!

Je chérie ce moment dans ma tête.
Ça va toujours mieux après avoir vu ma mère qu'avant!
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samedi 7 août 2010

Frisson!


La semaine dernière, n'ayant pas d'Internet, je faisais du ménage sur mon disque dur externe. Ménage dans le sens d’effacer les dédoublements. Quand on envoie backup par dessus backup, on ne sait plus ce qu'on a réellement et ce qu'on a en double et plus.

Tout le contenu du dossier « Guy » était aussi dans un autre dossier « Godz », plus loin. J'ai voulu l'effacer, plusieurs fois. Mais rien à faire...

 J’vais le laisser là finalement!

vendredi 6 août 2010

Bien dormi?

J'ai pas mal mieux dormi hier soir... Relié à Internet ou non? je ne sais pas.

Cepandant mon sentiment d'épuisement est toujours bien présent et me presse de faire une pause.
- Pause de job
- Pause de party d'groupe
- Pause de tâches ménagères
- Pause d'amoureux
- Pause de bénévolat
- Pause d'attente de nouvelles de ma mère
- Pause d'appréhension de ce qui s'en vient
- Pause de formation de nouvelles personnes au bureau
- Pause de réfléchir
- Pause de sons qui rentrent dans mes oreilles
- Pause de décisions
- Pause de stratégie
- Pause d'approche politically correct
- Pause de la vie.

Pas un stop, juste une pause. Quelques instants suspendus dans l'univers sans que le cerveau ne me spin à 15000 tours minute. Sortir de ce corps, quelques instants, dont les yeux sont si lourds.

Ça arrive parfois, une mauvaise journée. Mais là, ça dur. Plusieurs jours. Et j'aime pas ça du tout. Ma petite voix me dit que quelque chose d'insidieux se taille un place en moi et me donnera un bon coup de couteau dans l'dos si je n'agis pas maintenant. Une voix que j'ai ignorée au moins deux fois par le passé...

Ça va sûrement décevoir certaines personnes mais cette fois, je vais m'écouter avant d'être rendue au bout.

jeudi 5 août 2010

Quelle semaine!

Je viens enfin de renaître! Internet à la maison! Enfin!
Qu'est-ce que j'ai fait ce soir, en enfournant disgracieusement mes sushis spéciaux? Fouiné sur Internet. Et que fais-je depuis? même chose!
Est-ce que j'aime ça? OUI!!
Est-ce que je me sens coupable? NON

La semaine fut débilement épuisante. Je crois que c'est plus une histoire de perception personnelle (et d'hormones peut-être bien) que d'événement en tant que tel. J'ai pas travaillé tant que ça. J'ai pas eu de mauvaises nouvelles (ni de bien bonnes d'ailleurs). Mais j'ai vraiment mal dormi.

Est-ce que le fait d'être en état de manque d'Internet m'a fait mal dormir? peut-être... nous découvrirons ça demain...

D'ici là, je n'ai pas rattrapé le tiers de la lecture à faire mais ça reviendra... j'ai un peu de temps à moi en fin de semaine... un peu.
Car j'irai passer le dimanche avec ma mère.

Ciao les poussinots! Soyez sages!

mardi 3 août 2010

Vivre sans Internet

Depuis samedi passé, nous éprouvons des problèmes d'Internet à la maison. L'accès était intermittent et lent. Le service étant fermé le dimanche (les employés de notre fournisseurs sont choyés on dirait bien!!), j'ai fini par appeler hier (normalement, faut être à côté du matériel sinon, ils ne peuvent pas nous aider).

Le modem est défectueux.

Cherche un modem DSL dans les magasins. Aucun. Ça n'existe plus madame.

Peut pas commander sur Internet de la maison...

Est-ce possible de vivre sans Internet à la maison? Quand tout le reste fonctionne, je veux dire, l'électricité, l'ordinateur, etc.

NON.

Je suis dépendante, je l'avoue. Je dois pouvoir aller voir mes courriels, mon facebook, mon blog. Je dois pouvoir aller lire des blogs et fouiner dans les sites de photos entre deux lavages.

C'est fou, si on recule encore quelques années, c'était déjà un privilège et une exception que d'avoir un ordinateur à la maison...
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