mardi 30 juin 2009

Une job pas terminée

L'autre fin de semaine, je pars à la conquête de capri et de chandails dans les magasins, avec mon ami Billy. Vu ma prise de poids, tout ce qui est estival des années précédentes ne me fait plus.

On magasine tout de même vite et j'ai 8 jolis morceaux pour 180$, ce que je trouve pas mal acceptable. Deux de chaque : capris, chandails lousses à la mode, blouses et camisoles.

Mais depuis ce jour, j'ai toujours envie d'y retourner pour acheter encore. Plus de nouveauté! Encore des nouveaux vêtements qui me font sentir un peu mieux!

Je ne sais pas combien de temps je serai capable de me retenir encore! Il y a pleins de spéciaux en plus!

C'est comme un coït interrompu!
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lundi 29 juin 2009

Mieux!

Depuis les 60 derniers jours, c'est la première fois que je ne sens pas ma hanche ou ma jambe droite! En fait, je ne sens rien d'anormal, rien de fatiguant, rien que je voudrais arracher-fesser-ne jamais remettre.

Ça fait tellement du bien!!

Mais je suis prudente! J'ai descendu les escaliers au travail tantôt pour aller chercher un goûter en bas (3 étages). J'ai pris l'ascenseur pour remonter. Tester ma jambe. Quand elle descend, ça va bien :)

Est-ce que c'est parce que j'ai recommencé l'entraînement léger à la maison depuis 3 jours?
Est-ce que c'est parce que j'ai souper avec ma mère hier et qu'on a beaucoup parlé?
Est-ce que c'est parce que ça répare vraiment?

Même si je n'ai pas la réponse, ça me fait du bien!
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Déménagement en images

Samedi, ils ont (moi, j'étais attitrée aux photos) aidé un ami à déménager. Il se rapproche, à notre grande joie!

Beaucoup de plaisir comme en témoignent ces quelques images :



Mon plus beau cliché restera celui-ci :


J'apprécie beaucoup ces évènements où on se rassemble tous pour s'aider. C'est simple, vrai.
Et puis pour ceux qui forcent, ça fait faire de l'exercice :P
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samedi 27 juin 2009

Se repentir?

Ma mère m'en fait vivre de toutes les couleurs ces temps-ci. De par sa maladie. Mais aussi volontairement, elle me fait beaucoup cheminer. Et ce n'est vraiment pas facile.

Vous vous souvenez de "Crotté"? Celui qui a passé 15 ans de ma jeune vie avec ma mère, le père de mes deux frères? Celui pour qui j'entretiens de la haine et de la pitié hautaine depuis mon enfance. Celui qui a certainement fait tout son possible avec les pauvres moyens bipolaires qu'il avait.

Il y a 17 ans, ma mère l'a foutu à la porte, avec de bonnes raisons. Il fumait tellement de pot, continuellement, sans parler de la cigarette roulée à main. Je ne parlerai pas de toutes les raisons mais c'était définitivement un bon move. Il n'a jamais plus vraiment travaillé (légalement en tout cas) et personne ne voulait vraiment le voir, incluant ses fils (trouvant leurs rares visites interminables). Il était même tenu à l'écart par sa propre famille (frères et soeur) qui le trouvaient dérangé et dérangeant.

Il a refait surface depuis un certain temps, avant même de savoir ce qui arrivait à ma mère. Parfois, il soupait chez ma mère, elle l'invitait. Parfois, il se pointait aux concerts de mon frère ou même venait à la cabane à sucre avec nous. J'étais polie, sans plus.
Récemment, ma mère m'a parlé de son testament, ce qu'elle désirait faire avec la maison que Crotté a construit, il y a très longtemps, presque de bout en bout. Elle désire qu'il puisse l'habiter pour l'entretenir, cette merveilleuse demeure. Mes frères ou moi ne pouvons pas aller habiter là-bas; trop loin, trop de travail, trop compliqué à entretenir, je suis d'accord. Mais lui? Oui, c'est intelligent mais je ne suis pas d'accord, je le déteste.

Ma mère me soulève des points et me fait réfléchir. Mettre de côté des différents d'adolescente amènera à une certaine paix. Crotté a beaucoup cheminé; il a arrêté de fumer totalement, il prend ses pilules de bipo à tous les jours et regrette amèrement tout ce qui s'est produit. Il a pleuré et se rend bien compte qu'il ne peut pas rattraper le temps perdu, avec ma mère, ses fils et moi. Il est de retour à la case départ mais tout le monde a avancé sauf lui. Pathétique constat d'un détour de vie.

L'autre soir, pour la fête à ma mère, il était là, chez moi, parce que ma mère le désirait. Je lui ai laissé sa chance. J'ai jasé avec lui. Il a appris à me connaitre en regardant mon environnement, m'écoutait parlé de mes jobs, de la moto. Il avait un regard tellement fier et admiratif, c'en était déroutant. Plus tard dans la soirée, il nous a amené voir le spectacle d'un ami, il a tout payé, même le repas après. C'était somme toute, une soirée très agréable. Je l'ai remercié pour cette soirée et je lui ai dit que c'était agréable. Je n'avais jamais vu autant de gratitude dans les yeux d'un homme, il était tellement heureux de pouvoir enfin "faire un petit quelque chose pour nous"... Mais est-ce possible de se repentir pour vrai?

Je ne sais plus si je le déteste autant pour ce qu'il a fait ou pas fait quand j'étais jeune. Je ne sais plus si je voulais lui faire porter tous mes comportements malsains, que finalement, j'aurais pu régler ou du moins travailler sans jeter le blâme sur quelqu'un d'autre. Je ne sais plus si j'ai joué à la grande victime pour éviter de prendre sur moi ou si j'ai été réellement marquée/traumatisée.

Ce que je sais par contre, c'est que tous ces événements me brassent la cage, m'obligent à faire face à cette situation. Que je le veuille ou non, je dois cheminer en ce sens. Aussi bien le faire avec de la bonne volonté...
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vendredi 26 juin 2009

Mon bazou

L'ancienne Civic à ma mère, qui m'appartient depuis maintenant 2 ans est officiellement rendue un bazou.


Je l'aime pareil, même si elle est verte forêt (ha là là, vais-je un jour avoir une voiture d'une autre couleur?).
J'pense que pour son "anniversaire", je vais lui payer un full lavage à la main ce soir...
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mardi 23 juin 2009

L'espoir est permis!

Aujourd'hui, j'ai été passé mon échographie pour savoir si j'avais finalement une hernie fémorale ou non. J'ai été chez Médisys au Centre-Ville, clinique privée. Service excellent!

Le médecin était un vieux, adapté aux technologies de pointe, qui en a vu bien d'autres... Il m'a fait une écho détaillée, répondant à mes questions au début et m'expliquant en détail ce qu'il voyait ensuite (il a compris rapidement que je voulais tout savoir!). Il m'a posé beaucoup de questions à savoir pourquoi j'étais rendu sur sa table : situation? douleur? depuis quand? tests passés jusqu'à maintenant? médicaments?

Il a dicté son rapport devant moi, sur sa mini enregistreuse, avec des termes un peu plus médicaux que les explications qu'ils me donnaient durant l'écho mais tout de même compréhensibles pour moi.

Je ne m'énerve pas (chat échaudé craint l'eau froide). Mais l'espoir est permis. J'aurais eu un tendon ou un ligament "affecté" et ça, c'est très très, très long à réparer. Le pourquoi d'une douleur pointue et précise au début qui tranquillement se transforme en "impatience" plus vague dans ma jambe, qui d'ailleurs s'en va presque. J'ai bien fait de ne pas prendre les autres anti inflammatoires donnés par le chirurgien : si ça avait fait effet, ça m'aurait juste permis de moins réparer puisque je n'aurais pas senti la douleur. C'est pas pour rien que quand un athlète professionnel se blesse, il perd sa saison : repos! Il faut laisser la nature faire son oeuvre.

Aussi, il a bien vérifié si thrombose il aurait pu y avoir. Non, aucune car il peut écraser ma veine de retour. Il m'a montré où il aurait pu voir une hernie, en me faisant forcer. Il m'a montré mes ganglions, normaux. M'a montré mon artère qui pulsait. A bien cherché et même plus. Service A1, comme je les aime!

Je retourne voir mon médecin embarrassé vendredi midi. Je ne retournerai probablement pas voir le chirurgien. Je verrai ce que mon médecin a à dire et comment il réagit à tout ça; il était tellement certain de son diagnostic!

Je peux recommencer tranquillement à faire des exercices au sol et être bien à l'écoute de ce qui se passe dans ma hanche. Pas de mouvements brusques. Pas trop forcer avec ma jambe encore. Mais doucement, reprendre l'activité.

Ça m'encourage de comprendre. Ça m'encourage de voir un professionnel prendre du temps pour m'expliquer ce qui se passe en dedans de moi, s'assurer que je vois et que je comprends. Ça valait le 120$, big time! Je ne veux pas émettre d'opinion sur le système public versus le système privé mais c'est certain que si j'ai d'autres tests à faire faire, je retournerai là!

Ça fait du bien de se sentir mieux! :)
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samedi 20 juin 2009

Nouvelle tête

Hier soir, j'ai vraiment passé du bon temps.
Du temps avec ma coéffeuse! Haaaa 3h30 à se faire jouer dans la tête, entrecoupés d'un p'tit lunch, de cigarettes (yark, pas moi) et de rires et d'histoires. On a fermé la place, c'était calme.

Et du coup, le changement m'a fait du bien. Comme d'habitude, je lui ai donné les "guide line" et je lui ai fait confiance pour le reste. Wow! Comme d'habitude, résultat superbe.

Avant :














Après :














Et avec sweet Natasha :)

jeudi 18 juin 2009

Répétition générale


Cet après-midi, j'ai accompagné ma bonne amie à l'enterrement de sa mère. En plus de son amoureux, elle avait certainement besoin de plus de support. Elle a une famille pas facile.

La chapelle. Petite messe simple. De belles paroles. Un prêtre pas mal cool. D'la belle musique jouée par un gars ordinaire, à la guitare sèche. La mise en terre toute simple après une dernière prière.

J'étais là pour mon amie, mais j'avais l'impression de vivre à l'avance ce qui s'en vient pour ma mère. Ce qui est inévitable pour tout être humain mais beaucoup plus précis depuis quelques jours dans son cas. Et je me suis rendue compte que je ne connais pas beaucoup ma mère. À part qu'elle aimait s'entraîner sur du Jane Fonda et écouter Bernard Derome ou Charles Tisseyre, j'ai aucune idée de ses goûts. On s'ra toujours ben pas pour faire jouer ça! Elle n'aimait pas se faire prendre en photo. Elle aime la nature, son coin de paradis, la rivière derrière la maison...

D'ailleurs, elle m'a dit avant hier qu'elle n'était pas certaine de faire la chimio. Si ce n'est que pour la "rallonger", elle ne la fera pas. Elle préfère de loin profiter pleinement de son chez-soi (voir photo), son herbe fraichement coupée, le vent doux, le son de l'eau que le bruit du vomi continuel et la peur du soleil à chaque traitement. C'est vraiment pas plus évident à entendre mais c'est plus facile à comprendre.

Je me suis souvent demandé pourquoi on tenait tant à étirer la vie des gens à une qualité de vie moindre, voir exécrable. Avec son attitude à toute épreuve, ça ne me surprendrait pas de voir ma mère encore longtemps sur notre Terre. Des "miraculés", ça s'est vu! Mais ce n'était certainement pas des gens chialeux et négatifs! Elle m'en montre encore, ma mouman chérie!

J'espère bien avoir le courage de lui demander ses préférences, ses goûts et comment elle veut que ça se passe... avoir le courage d'apprendre à connaître sa mère à 34 ans... faut l'faire!

Tranquillement, l'acceptation se pointe le bout du nez...

mardi 16 juin 2009

Kaléidoscope

Évidemment que je n'ai pas bien dormi. Toute la nuit, entrecoupés de réveils trop fréquents, mes rêves n'étaient qu'images troublantes de ce que j'imagine qui s'en vient.

Ce matin, je suis mieux, tout de même. Mais j'ai terriblement peur de ne pas être assez présente pour ma mère. Je suis tellement mal à l'aise avec la maladie (et avec ma mère). Je n'ai jamais pu aller voir ma grand-mère à l'hôpital avant qu'elle ne nous quitte, il y a exactement 8 ans de cela. Je me suis fait traitée de sans coeur à cause de cela.
Cette fois-ci, si je dois rester à ses côtés durant des jours, je le ferai. Je surmonterai ma peur et j'apprivoiserai cet environnement qui sera le dernier pour ma mère. Je tenterai de la supporter et puis si ce n'est pas assez bien pour les autres, j'aurai fait de mon mieux.

Je me force à me répéter des phrases positives. Je m'appuie sur mes amis et mon amoureux en attendant de retrouver ma force. Ma mère est forte et je prends exemple sur elle.
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lundi 15 juin 2009

Ça frappe à nouveau, mais pour de bon


À 15h, je reçois un appel de ma mère, qui m'annonce une nouvelle épouvantable. Suite à son scan de 6 mois (lire ici pour une partie de l'histoire), son oncologue n'a pas de bonne nouvelle.

Elle a à nouveau des cellules cancéreuses qui sont maintenant sur l'enveloppe du colon, tout au long. Elle avait un peu mal au ventre mais attribuait ça à la pose de ses boites à fleurs en fin de semaine passée. Non, ce n'est pas ça, c'est le cancer.

La première fois, le traitement a super bien réussi. Elle était en rémission totale. Trois années sans rien.

L'an dernier, c'est réapparu. Un nouveau traitement. Une chimio pas mal plus intense mais tout semblait bien fait et disparu.

Six mois plus tard, les cellules se sont adaptées au traitement et sont toujours là. Bien virulentes cette fois et malheureusement intraitable, selon son oncologue très têtu normalement. Il semblait complètement désemparé, me dit-elle.

Il lui offre une chimio moins fréquente et moins "killer" qui lui permettra d'avoir peut-être une qualité de vie acceptable pour... max 6 mois. Il ne peut rien faire d'autre, ça ne s'enlève pas.

Hier encore, ma mère faisait 10 km de vélo. Ce matin encore, elle a continué son jardin et a marché longtemps dans les sentiers. Elle se sent bien.

Elle est forte. Elle n'a pas pleuré au téléphone. Moi j'ai raccroché juste avant. C'est dur à apprendre. C'est dur à accepter. Mais j'peux tout d'même pas lui brailler dans face, c'est elle qui va mourir, pas moi. C'est elle qui va souffrir, pas moi.

Je ne sais pas comment réagir. Je pleure juste à penser à ma mère, à ce qui va arriver inévitablement bientôt. Je ne veux pas. Je ne veux surtout pas qu'elle souffre.

Vendredi cette semaine, c'est sa fête. 61 ans. Je la reçois, avec mes frères. J'espère qu'on sera capable de fêter et de la faire rire...
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jeudi 11 juin 2009

Un peu de sérénité

Oui, je vais mieux aujourd'hui. Hier soir, mon amoureux est parti au travail à 11h PM et je suis restée seule dans le lit, jusqu'à ce que je me rendorme.

Tout le reste de la nuit, je l'ai passée avec mon ami Godz, dans mes rêves. Il était là, près de moi, rassurant. Il m'a flatté le visage et le dessus de la tête et ça m'a calmée, beaucoup.

Aujourd'hui, je pense qu'autant de frustration ne donne rien (après avoir été évacuée un peu tout d'même). Ça m'a fait du bien, cette visite. Ça faisait longtemps!

Merci mon ami, de veiller encore sur moi :)
Tu me manques toujours autant, tu sais!
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mercredi 10 juin 2009

Mais, à quoi je m'attendais?


Le chirurgien m'a palpée après quelques questions et m'a beaucoup fait tousser.
Le chirurgien dit que ce n'est pas une hernie.
Il revient au premier diagnostic de mon médecin, soit une bursite.
Ou bien une tendinite. Dans ce coin là en tout cas. Selon lui, ce que je veux, c'est d'enlever le mal.
Mais peut-être une hernie qui s'est résorbée. Oui, c'est possible.
Mais comme je n'ai jamais vu de bosse, peu probable.

Prescription de la semaine :
- nouveaux anti-inflammatoires
- nouvelles pinunes pour l'estomac vu que les anti-inf sont killer
- passer une échographie pour voir si hernie il y a

Promesse de la semaine, de moi à moi :
- ne plus attendre de réponse du côté médical.

Moi, c'est pas mon domaine, la médecine. Avant mes pyélonéphrites de l'an dernier, j'avais jamais rien eu. Je ne connais rien à la médecine et j'allais à la clinique une fois par année point.
Je me fie donc au diagnostic de mon nouveau médecin de famille, oh chanceuse que je suis, trouvé tout près de chez moi l'an dernier.
Il m'envoie voir un spécialiste qui ne dit pas la même chose et me retourne dans la grande aventure de "cours partout pour avoir tes papiers, tes rendez-vous, etc.).
Je crois qui moi? Je fais quoi là? Ça fait mal et non, mon but ce n'est pas d'enlever le mal à tout prix mais surtout de TROUVER LA PUTAIN DE SOURCE de ce mal! Mais elle est où la médecine? pour avoir un traitement adéquat, on peut tu comme arrêter de changer de diagnostic à toutes les semaines svp? d'arrêter de me faire peur avec des opérations et des éclatements? De passer des tests plus poussés que le palpage et le toussotage avant d'être "sûr" de quelque chose?

J'vais trouver une clinique qui fait les échos rapido. Je vais prendre mes anti-inf qui trouent l'estomac. En attendant la prochaine étape (heu.. y'en a une?), je vais faire ce qu'on me dit avec un sourire dans face et continuer de feeler comme une vieille de 80 ans qui peut rien faire parce qu'elle pense qu'elle va se casser en deux.

Ça r'monte le moral, des visites comme ça!
On passe à un prochain appel.
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mardi 9 juin 2009

J'ai tu rien à dire moi?

Je devrai me faire un horaire bien carré et ne pas en déroger, à la manière qu'on gère un autiste.

Lever à une heure fixe.
Prendre ma douche.
Déjeuner.
Partir pour le bureau.
Travailler jusqu'à midi.
Diner.
Travailler jusqu'à l'heure du départ.
Aller chercher ma bouffe et la préparer.
Manger.
Préparer mon lunch du lendemain.
Gosser sur Internet, parler à mon chum, lavage et autres.
Câliner et me coucher à la même heure précise chaque soir.

Pas de place à l'improvisation. Aucune. Sinon, je n'arriverai pas à mon but. Je me laisse ben trop tenter.
Je veux, mais je suis découragée à l'avance de tous les efforts que ça demande. Je me sens depuis un bon bout de temps toute encrassée, intoxiquée. Je ne peux plus bouger avec mon hernie et ce n'est pas la semaine après l'opération que je pourrai me lancer sur mes patins pour m'aérer la face.

J'ai donc été voir à la Clinique d'amaigrissement où mon amie Mimi a eu de très bons résultats il y a quelques années (toujours satisfaite à ce jour, d'ailleurs). J'ai pris mon rendez-vous il y a déjà quelque temps. Je savais que ce serait difficile comme "régime" alors, je repoussais. Mais j'ai fait le grand saut, j'ai été à mon rendez-vous aujourd'hui. Je vise le jeûne protéiné car je ne cuisine pas ces temps-ci, je ne vais pas faire l'épicerie et j'ai pas le temps, ça me pompe l'air, j'ai pas envie, faut pas que je me tiennes debout longtemps, pis c'est ça.

Pression artérielle : 110/60
Grandeur : 5'5"
Poids : 164.5 lbs (Fucking shit!!! Chez nous, ça ne passait pas le 158... seuil psychologique)
J'énumère les problèmes de reins que j'ai eu l'an dernier et les divers problèmes que j'ai maintenant. On fait mon bilan.

Le médecin me suggère fortement un autre type de régime, celui à 800 calories, moins drastique et qui contient tout de même trois repas et collations. C'est bas mais je vois que c'est bien monté, ton corps a tous les éléments pour bien fonctionner. La logique se tient. Par contre, ma tête ne tient pas. Restriction sur tout! Type d'aliments, presque tout est en quantité limité, j'ai trop peur d'avoir faim, je vois ça trop gros, comme faire tous mes repas, tous mes lunchs, manger de la viande réchauffée le midi... Yark caca. Je dois me faire des déjeuner élaborés au lieu de m'engrouffrer un "shake remplacement de repas naturel" tout en conduisant vers le travail pour ne pas être prise dans le trafic, finir tôt et peut-être voir un peu mon amoureux le soir avant qu'il ne se couche avant d'aller travailler à 11h PM.

Je pensais bien franchement être plus encadrée que ça. En fait, j'ai besoin de bien plus d'encadrement que ça pour la nutrition. On m'a posé beaucoup de question, on a appris à me connaitre en 1h30 de rendez-vous. Mais la diète a été expliquée assez rapidement, j'ai "choisi" mes collations protéinées à la volée car je ne connais pas les produits et il y avait plein de monde après moi. Je dois acheter des suppléments à la pharmacie mais je l'ai su pratiquement en sortant de la clinique, en entendant parler un autre client. J'ai un "carnet de santé" mais qui n'indique que ma pression artérielle et mon poids, à chaque semaine. J'ai des feuilles explicatives, les aliments permis et en quelle quantité mais sans livre de menu, d'idées, de cahier pour noter mes repas. On m'a dit : reviens dans deux semaine. Quoi? Deux longues semaines? Ne puis-je pas revenir jeudi plutôt? Me semble que tu gardes un oeil sur tes nouveaux non?
Je suis contrariée car j'y allais pour avoir un jeûne protéiné facile en sachet et j'ai plutôt eu des restrictions sur tous les aliments que je mange tous les jours, en plus de devoir les cuisiner.

Oui, pour atteindre mon objectif, je vais devoir chambouler ma vie, un jour. Je vais devoir me foutre un coup de pied au cul et y mettre les efforts.

Mais ce soir, je n'ai rien commencé, rien acheté ni rien accepté. Pas du tout accepté tous ces changements. Ce soir, j'ai seulement envie de me caler un pot de crème glacée double chocolat, cachée dans un coin sombre et silencieux.

Le bourdonnement des derniers jours, le stress de l'opération, les gros dossiers au bureau que je croyais réglés mais qui rebondissent dans mon panier, le bruit constant de mon cerveau qui boucane tellement il spin et le désir profond d'être plus en forme (haha quel jeu de mot!) sans pourtant avoir une once de motivation... Quelle constat d'échec et de catastrophe.

Oh oui, je suis bien entourée. Mon amoureux est merveilleux et respecte mes humeurs avec tellement de dévouement. Mes amis qui me supportent. Mes collègues m'aident et me font rire.
Mais on dirait que d'aller voir combien mon corps me pèse et de me faire montrer tous les efforts à y mettre pour améliorer les choses m'ont tués.

Trop de choses en même temps? Oui, de toute évidence. Et qu'est-ce que je vais faire après une bonne nuit de sommeil? J'irai voir mon chirurgien en tenant mon fiancé fort fort par la main et j'irai probablement mieux ensuite. Après une autre bonne nuit de sommeil? J'irai travailler. Je ferai de mon mieux pour bien traiter mes dossiers sans pour autant y perdre toutes mes énergies. Et après une autre nuit?

Je verrai bien rendue là...
J'espère au moins avoir retrouvé la force que le Capitaine Cosmos m'a trop souvent lancée à travers l'écran.
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samedi 6 juin 2009

Un samedi matin tout doux

Même quand je me lève à 5h30 un samedi matin, un vrai bon moka, ça rend le samedi matin tout doux.
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vendredi 5 juin 2009

Quand-même

J'ai oublié de préciser que je suis totalement consciente que je suis bien chanceuse d'avoir des rendez-vous aussi rapprochés :)

Je chialais peut-être un peu trop dans mon précédent post mais je remercie de ne pas m'être fait dire "vous n'êtes pas chez le bon spécialiste" après 3 mois d'attente pour un rendez-vous.
Et ensuite, de ne pas me faire dire par toutes les cliniques à 200km à la ronde que le prochain rendez-vous disponible est à 1h du matin, à la Baie-James dans 8 mois et demi...

Je peux tout de même vivre, travailler, manger, me déplacer et dormir. J'suis pas à l'article de la mort. Alors j'espère sincèrement que tout le monde qui ait besoin d'un service rapide en santé l'ait aussi "facile" que moi.

Voilà ma petite mise au point :)
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Maudite secrétaire!


Ce matin, je me pointe chez mon futur chirurgien... Il me regarde, me demande comment ça va... Il regarde mon dossier et me dit : Madame, vous n'êtes malheureusement pas au bon endroit!

Câlisse. La face a dû me tomber parce qu'il s'est exprimé aussitôt : "je vais demander à la secrétaire d'aller voir en bas (dans le building) s'il n'y a pas un chirurgien qui puisse vous prendre immédiatement, vu que vous vous êtes déplacée." God! Merci! Un docteur soucieux des absences au travail et des déplacements et ce que ça implique.

Quand j'ai appelé pour prendre un rendez-vous, on m'a transféré à trop d'endroit où j'expliquais chaque fois que c'était pour une hernie fémorale. J'ai fini chez le chirurgien orthopédique en me faisant dire : "oui oui, c'est un chirurgien orthopédique vu que c'est le fémur". Very very bright dumb blond.

On suit donc la secrétaire (pas vite vite mais très gentille) à la clinique d'en bas. Lesquels n'ont un rendez-vous que le 22 juin, avec un médecin qui n'opère qu'à Verdun ou Jean-Talon. Sans importance, donnez-le moi. Et redonnez-moi aussi mon papier de référence du médecin.

Mon amoureux et moi, sommes repartis avec la ferme intention de trouver une meilleure date que ça. Du magasinage de chirurgien.

On retourne à ma clinique car je sais qu'ils ont une liste. Pendant qu'on est là, un des médecins traitants (pas le mien) est assis à l'ordinateur et passe des commentaires pendant que je parle. Des commentaires comme : "vous êtes vraiment chanceux d'avoir un rendez-vous le 22 juin, c'est pas loin!" ou bien "Si c'est si urgent Madame, allez à l'urgence". Forte, celle-là, avouez! ou encore "Mais Louise, c'est pas cette clinique-là au dessus du métro de Longueuil..." (en se foutant un doigt creux dans l'oeil; il n'avait pas écouté ce que Louise nous avait dit juste avant. Je suis polie et je me suis fermée la trappe car la secrétaire, elle était très gentille et nous donnait deux nouvelles cliniques à appeler, avec le sourire et compréhension mais je n'avais que l'envie de lui sortir : "Docteur, prescrivez-vous donc des valium, vous êtes stressés. Nous on ne demande qu'une liste de numéro de téléphone."

Ceci dit, nous sommes rentrés à la maison, avons appelé aux deux cliniques en ayant chaque fois une meilleure date. On a annulé les précédentes. Ensuite, j'ai contacté l'hôpital de Cowansville pour savoir... des fois qu'en région, ce serait moins long... L'hôpital me donne le nom d'un chirurgien et le numéro de sa clinique. Je fouille un peu sur Internet et trouve des bons commentaires. J'appelle la clinique et on me fixe un rendez-vous mercredi prochain, le 10 juin à 9h40. Insérer ici la danse de la victoire, assise sur ma chaise, tout de même :)

Je suis donc au bureau pour régler des urgences, sinon, j'aurais travaillé de chez moi le reste de la journée. En attendant, j'ai juste trop hâte d'avoir des réponses au sujet de cette chirurgie...
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jeudi 4 juin 2009

Fière? Vous pensez?

X est une personne très proche de moi.
X a un projet grandiose (petit mais extraordinairement enivrant).
Le genre de chose que j'ai "toujours rêvé" mais jamais osé. Je n'ai pas réalisé ce rêve parce que 1-ça peut couter cher et je n'ai pas souvent eu les moyens et 2-je n'en voyais pas le point en bout de ligne, je ne pouvais pas juste essayer, c'est tout jusqu'au bout ou rien.
Hé ben X y va, pour le plaisir. La tête bien haute et le bras droit dans les airs en criant : à l'attaaaaaaaaaaaaque et le grand sourire!

X aura son armée derrière qui criera en coeur avec. X aura tout mon soutien. X a mon admiration la plus profonde d'oser oser. D'oser le faire par plaisir, pour soi-même et pas pour prouver quoi que ce soit aux autres.

J'ai dit à X (mais pas encore assez) que je l'aime et que je veux tellement être là dans cette aventure! Que je l'admire tellement! Et que X réussira, c'est sûr!

Je serai à ses côtés, trop fière, telle une grande soeur qui l'accompagne à sa remise de diplôme de Doctorat. Trop fière, oui, de faire partie de la vie d'une personne comme X :)
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mercredi 3 juin 2009

"Misteur" Terreur

Cet après-midi, je suis allée à la clinique pour donner suite aux rayonsX pour ma bursite.

Mon médecin m'annonce que tout est normal, j'ai des beaux os, bien en santé, bien soudés, aucune trace d'arthrose comme il pensait peut-être.

Mes anti-inflammatoires ne font toujours pas effet et il trouve ça bien bizarre. Il me pose quelques questions.

Et soudain, il devient rouge et me dit : je suis très embarrassé, avec son accent anglais.
Et pourquoi, je lui demande?
Il me dit : laissez-moi vérifier.

Je baisse mes pantalons, je me mets de côté à lui qui est assis. Il me demande où ça fait mal. Je lui pointe devant, près du pubis mais très creux vers le milieu et le côté.
Il met son doigt, appuie et me demande de tousser, ce que je fais. OUCH!!

Et il me redit qu'il est très embarrassé de ne pas avoir fait ce diagnostic si évident lors de ma première visite. Son erreur est surtout qu'il a cru ce que je lui disais en rentrant dans son bureau il y a un mois : haaa j'étais sur mon bike, bien déhanchée au Tennessee et pis POW, j'ai eu trop mal dans ma hanche, j'ai déjà fait une bursite il y a quelques années et voilà qu'elle est revenue et patati patata. Il a vérifié sommairement mais n'a pas pensé plus loin, vu que j'arrivais avec une solution toute simple sur un plateau.

Il me dit donc que je n'ai pas une bursite mais très clairement une hernie fémorale.
Une genre de faiblesse de plusieurs tissus qui "s'ouvrent" et peuvent laisser passer les intestins par exemple. Parfois, les gens ne s'en aperçoivent pas et ont ça pendant des années. Aussi, une hernie peut être un peu partout mais "fémorale" c'est un peu plus "dangereux". Et quand ça fait mal, c'est un peu plus urgent, c'est que le shmu (lire intestins et tout le tralala de c'coin là) pousse assez pour pouvoir passer à la première occasion. Si ça passe et que ça coince, c'est la panique médicale 911 : faut pas que le sang arrête d'irriguer l'intestin et blablabla (j'ai un peu arrêté d'écouter pour m'entendre brailler et moucher). Faut donc opérer rapidement, ne pas forcer et ne pas rester debout longtemps.

J'ai tout de même entendu à travers mes reniflements que c'est une chirurgie simple, d'un jour, par épidurale. De routine même, facile.

Très bien. Mais y'a une table d'opération et tout là? Oui.
Je suis terrorisée. Comme quelqu'un qui a une peur incontrôlable des araignées, je suis terrorisée à l'idée de me faire ouvrir, seule, pas trop consciente ou pas du tout, dans une salle fermée, blanche avec pleins de gens que je ne connais pas.

Du calme la vieille... Tout ira bien!

Je vois donc un chirurgien-orthopédiste ce vendredi matin (pas long hein!). Ensuite, j'en saurai un peu plus sur la convalescence, l'opération, etc.

Deux bonnes nouvelles dans cette histoire :
1- j'peux arrêter les anti-inflammatoires et les pillules pour me couvrir l'estomac et qui me permettent de manger sans fond (j'vous raconte pas mon menu de samedi passé, entre autre mais ça donne +7lbs en 2 semaines).
2- je sais c'que j'ai et je sais ce qui s'en vient pour le régler.

J'ai peur mais je me sens bien supportée par mon amoureux et mes amis.
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mardi 2 juin 2009

De moi à moi avec amour et argent


Je l'ai!! J'étais comme une petite fille qui déballe la maison de Barbie qu'elle veut depuis si longtemps (Hhhrum!) au magasin hier! Je trépignais de joie à la caisse!

Pour me faire du bien après cette grosse journée de tracas et de stress (incluant un giga dossier au bureau).

Pour remplacer mon défunt Palm.

Pour moi.

Je m'amuse avec mon 16gb :)
Calendrier, tâches, notes, contacts, maps, wi-fi, photos, vidéos, musique, jeux, chrono. Amenez-en! Il est parfait :)
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200 lbs de moins!

J'avais un plan de match et je devais le réaliser pour en finir avec beaucoup de choses négatives et néfastes.

Hier, la première étape et la plus ardue a été faite. J'ai l'impression d'avoir 200lbs de moins sur les épaules!

Maintenant, c'est du fignolage :)
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